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Le diagramme des miroirs

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... « Que personne n'ait de dieux à titre séparé ni de nouveaux ni d'étrangers à moins qu'officiellement admis ; ... « ... qu'à titre privé ils rendent un culte à ceux qu'ils ont régulièrement reçues de leurs pères. » Cf. Cicéron dans le Traité des Lois cité par Maurizio Bettini pour son Eloge du Polythéisme  –  Conférer la citoyenneté aux dieux (2016) ● «  A l'égard des cultes étrangers si [ Auguste ] marqua le plus grand respect pour ceux qui étaient consacrés par le temps, il méprisa les autres. «  Ainsi il avait reçu l'initiation à Athènes [ aux mystères d'Eleusis ] ... «  ... [ et ] par la suite à Rome comme il jugeait à son tribunal une affaire relative aux privilèges des prêtres de la Cérès athénienne et que l'on divulguait certains secrets, il renvoya ses assesseurs ainsi que la foule des assistants et suivit seul les débats. «  Au contraire quand il parcourut l'Egypte, il dédaigna de faire le moindre détour pour aller voir le bœuf Api...

Trois ruptures paradigmatiques

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... Le shi'isme comme fitna est le fruit de trois ruptures paradigmatiques concentriques qu'on pourrait interpréter comme le corps, l'âme et l'esprit du schisme : - le corps du schisme correspond à la dynastie séfévide s'identifiant à la tradition imamite akhbârie que nous identifions à l'imâmisme duodécimain ou mosaïque par référence à l'Imâm Mûsâ  –  l'un des deux fils de l'Imâm Ja'far as-Sâdiq [ L'imâmisme mosaïque apparaît alors comme le double symétrique de l'imâmisme ismaélite abusivement qualifié de septimain par référence à l'imâm Muhammad al-Maktum puisque l'Imâm Hasan ibn 'Alî fut le premier à être occulté par les 'Alîdes. ] - l'âme du schisme correspond à la constitution du clergé usuli de l'état kadjar en rupture avec la tradition akhbârie qui refusait toute représentation cléricale depuis la grande occultation de l'imam caché qui correspond à la disparition de son quatrième Bâb [ La tradition akhbâ...

Le pronom divin

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... « Puisque l'entité appelé dieu occupe à elle seule une classe entière  –  il n'y a [ pas ] d'autres dieux [  linguistiquement  ] en dehors de lui  –  il n'est [ donc ] pas besoin de recourir à un nom propre pour le désigner : ... « ... le nom commun [ qui n'est en l'occurrence que le pronom personnel de l'ipséité ] suffit. «  Néanmoins nous nous trouvons alors face à l'un des paradoxes les plus singuliers issus de l'unicité exclusive du dieu des monothéismes. «  Etant donné que dans le christianisme ou dans l'islam la divinité porte justement le nom de Dieu, il semblerait évident de conclure que ces deux religions dans les faits adorent le même dieu. «  Au contraire  –  d'un côté comme de l'autre  – on ne peut admettre que la divinité appelée  « Allâh »   – à savoir Dieu pour les musulmans  – soit la même que celle que les chrétiens appellent Dieu [ dans l'unité du Saint Esprit ] même s'ils lui donnent ef...

Les saturnales et les sigillaires

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... Dans son éloge du polythéisme, Maurizio Bettini note à propos de la crèche que la grotte comme lieu de la nativité du Christ provient du protévangile de Jacques  – Luc place le nouveau-né dans une mangeoire qui suggère l'étable. Ce qui suppose pour le Christ dionysiaque une antériorité de ce protévangile sur l'évangile de Luc et sur celui de Marc qui ignore le thème en le plaçant à la suite de Matthieu qui introduit celui des trois mages mazdéens  – donc dès les années 30 ou 40 de l'ère chrétienne. Les trois mages viennent après la nativité  – le 6 janvier pour l'épiphanie – dès lors qu'on fait naître le Christ à Noël au moment du Solstice en anticipant la véritable origine de l'événement et de nuit puisqu'ils suivent l'étoile depuis l'Orient. En replaçant le Solstice au centre des cinq jours complémentaires et en supprimant le 31 décembre qui est l'un d'entre eux dans leur distribution saisonnière cette nuit devient celle qui sépare le d...

La perte des lumières théosophiques

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... « Tous les anciens philosophes [ écrit Lactance dans la Colère de Dieu au quatrième siècle de l'ère chrétienne ] s'étant accordés à reconnaitre une providence et aucun n'ayant jamais douté que Dieu ne gouvernât le monde par la même sagesse par laquelle il l'avait créé ... «  ... Socrate [ et ] Platon son disciple [ le disciple de Socrate, ] les stoïciens et les péripatéticiens qui sont sortis de l'école de Platon ont été dans le même sentiment où avaient été les anciens. [ Avec Lactance les platoniciens cessent d'être des pythagoriciens pour devenir socratiques  –  ce qui n'est pas le cas avec Cicéron du propre aveux de Lactance pour lequel Hermès  « a été mis par les Egyptiens au nombre des dieux, ... «  ... qui a mérité par sa doctrine et par sa vertu d'être surnommé  « Trismégiste »   – c'est-à-dire  « Trois fois Grand »   – ... «  ... et qui est plus ancien non seulement que Platon mais aussi que Pythagore et que les Sept s...

Changement de paradigme monétaire

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... «  Parmi nous [ se lamente déjà Cyprien de Carthage au début du troisième siècle de l'ère chrétienne ] l'esprit d'union a diminué en raison directe des bonnes œuvres. « Autrefois les fidèles vendaient leurs maisons et leurs terres et contents des trésors qu'ils s'assuraient dans le Ciel, ils déposaient aux pieds des apôtres le prix de leurs possessions pour les distribuer aux indigents. «  Mais aujourd'hui nous ne prélevons pas même la dîme sur notre patrimoine et malgré la parole du Seigneur qui nous dit  «  Vendez !  » nous achetons et augmentons sans cesse nos possessions. » Cf. Georges Soler – Les métamorphoses de Bacchus – L'Installation du Christianisme   – Les thèmes de la révolution chrétienne  –  Contre les riches  (2017) ● Notre changement de paradigme monétaire : 50 % de liquidité bancaire réelle (Solvabilité absolue) et 10 % de monnaie fiduciaire sur la masse monétaire totale (M3). Imposition sur onze tranches fiscales ave...

La quadrige d'Apollon (852)

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... «   Dans l'antiquité des premiers siècles de [ l'ère chrétienne ] Jésus fut représenté sous les traits du dieu Apollon  – Hélios sur son quadrige solaire dans la nécropole de la basilique constantinienne de Saint-Pierre au Vatican. «  Cette image de Jésus cadrait bien avec les divinités familières du monde méditerranéen : Hélios  – Apollon – le dieu Soleil. «  Par ailleurs Jésus fut [ aussi ] représenté sous forme de statue avec l'aspect que donnaient les anciens à Apollon. Le syncrétisme était donc évident. «  A l'origine de la statuaire chrétienne, les artistes ne représentaient pas encore le Christ souffrant en croix mais sous des traits triomphant avec le corps parfait des dieux de l'Olympe.  » Cf. Georges Soler – Les métamorphoses de Bacchus – Le problème de la représentation religieuse dans l'Antiquité   (2017) ● Il ne peut s'agir d'Apollon mais de Phaéthon que les Métamorphoses d'Ovide nous présente comme le fils du Soleil e...