Les saturnales et les sigillaires
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Dans son éloge du polythéisme, Maurizio Bettini note à propos de la crèche que la grotte comme lieu de la nativité du Christ provient du protévangile de Jacques – Luc place le nouveau-né dans une mangeoire qui suggère l'étable.
Ce qui suppose pour le Christ dionysiaque une antériorité de ce protévangile sur l'évangile de Luc et sur celui de Marc qui ignore le thème en le plaçant à la suite de Matthieu qui introduit celui des trois mages mazdéens – donc dès les années 30 ou 40 de l'ère chrétienne.
Les trois mages viennent après la nativité – le 6 janvier pour l'épiphanie – dès lors qu'on fait naître le Christ à Noël au moment du Solstice en anticipant la véritable origine de l'événement et de nuit puisqu'ils suivent l'étoile depuis l'Orient.
En replaçant le Solstice au centre des cinq jours complémentaires et en supprimant le 31 décembre qui est l'un d'entre eux dans leur distribution saisonnière cette nuit devient celle qui sépare le dixième jour du Janus du jour suivant – le onzième.
Betini nous indique que parmi ces dix jours là les Sigillaires sont au nombre de sept et donc par conséquent les Saturnales sont au nombre de trois ou de cinq si on compte avec eux les deux derniers jours complémentaires qui suivent le Solstice.
Après la fin des Saturnales et des Sigillaires, Betini place autour du 31 décembre une fête consacré aux Complémentaires qu'il identifie aux Lares en faisant une remarquable comparaison entre les santons de la crèche et les effigies du laraire.
Le plus vraisemblable serait qu'une telle fête se situait plutôt entre les Saturnales et les Sigillaires et correspondrait par conséquent aux réjouissances que nous consacrons depuis 1482 au nouvel an après avoir déplacé les Complémentaires au-delà du Solstice.
Le décompte aboutit alors invariablement à travers ces variations à la nuit du décret ou de la destinée qui suit le dixième jour du Janus que nous identifions avec Yom Kippour aux trois jours d'Ashura identifiés sur deux cycle aux trois phases de son jeûne initial.
Nous ne pouvons pas bien évidemment identifié ce moment d'expiation et de mortification par le jeûne qui nous identifions à l'axe de l'apocatastase (72 + 40) et au déplacement du Janus de Romulus par le calendrier Julien (50 < 60) aux réjouissances des Lares.
Cette nuit bénie dont on trouve l'écho dans la sourate « al-Qadr » (97) où elle vaut plus que mille mois réunis et où l'ange de la révélation prophétique se déplace sur son axe avec l'Esprit Saint ne doit pas non plus être confondu avec le jour de la détermination solsticiale.
Le jour de la détermination solsticiale est celui qui fixe les jours de la semaine un Mercredi avec la naissance symbolique d'Isâ ibn Maryam au centre de la Semaine comme au centre des cinq jours complémentaires pour un calendrier perpétuel du cycle hebdomadaire.
La perpétuité du cycle hebdomadaire suppose alors qu'on mettent un sixième jour complémentaire que nous identifions à l'équinoxe du Printemps en dehors de ce cycle avec le bissextile quand il apparait et le trissextile des onze cycles de cinq cents ans.
Les Lares auxquels ont consacre les Saturnales (3) et les Sigillaires (7) sont les ancêtres qu'il ne faut pas confondre avec les anciens (< 100) et qu'on peut représenter par des effigies ou des amulettes qu'on élève ensuite sur les autels de la Parentèle.
Les autels de la Parentèle dont la parenté peut n'être que symbolique puisqu'elle s'étend fréquemment aux instructeurs et aux maîtres spirituels sont identifiés aux Prémices dont on fait l'offrande à la fin du Janus originel au vingtième jour du mois de Février.
Les dix derniers jours de ce mois sont en effet ceux que le calendrier julien consacre à l'extension du Janus de Romulus dans le cadre d'une année de 365 jours (+ 0,24218).
Cela suppose par conséquent que les effigies ou les amulettes qui représentent cette parenté soient descendus des autels et replacés dans leur niche à l'approche du Solstice quand apparaissent les crèches de Noël – les bergers se substituants aux ancêtres.
« Compitalia » que nous traduisons ici un peu vite par « Complémentaire » doit être rapproché du Pithon de la Pythie et de Pythagore dont la représentation sur les autels de la Parentèle où s'élèvent les Lares compitales est un symbole éminemment cyclique.
Cf. Maurizio Bettini – Eloge du polythéisme. Ce que peuvent nous apprendre les religions antiques – Statuettes de fin d'année. Sigilla, Sigillaria et Compitalia (2016)

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