La quadrige d'Apollon (852)

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« Dans l'antiquité des premiers siècles de [ l'ère chrétienne ] Jésus fut représenté sous les traits du dieu Apollon – Hélios sur son quadrige solaire dans la nécropole de la basilique constantinienne de Saint-Pierre au Vatican.

« Cette image de Jésus cadrait bien avec les divinités familières du monde méditerranéen : Hélios – Apollon – le dieu Soleil.

« Par ailleurs Jésus fut [ aussi ] représenté sous forme de statue avec l'aspect que donnaient les anciens à Apollon. Le syncrétisme était donc évident.

« A l'origine de la statuaire chrétienne, les artistes ne représentaient pas encore le Christ souffrant en croix mais sous des traits triomphant avec le corps parfait des dieux de l'Olympe. »

Cf. Georges Soler Les métamorphoses de Bacchus Le problème de la représentation religieuse dans l'Antiquité (2017)

Il ne peut s'agir d'Apollon mais de Phaéthon que les Métamorphoses d'Ovide nous présente comme le fils du Soleil et son triomphe reste très relatif puisque son destin est à peu près celui d'Icare après sa chute dans l'Eridan.

Du point de vue de ce destin funeste le quadrige d'Apollon à littéralement la même valeur et la même fonction que la croix du Christ et il n'y aucun « syncrétisme » dans cette concordance des signes paléochrétiens.

La figure gauloise de l'Abraxas démontre par ailleurs que le conducteur céleste de ce quadrige emprunte les membres d'un Serpent impliqué dans le nombre des constellations quand on passe des treize maisons sidérales aux douze maisons synodiques.

« L'image du bon pasteur tirée de l'Evangile de saint Jean – cf. Jean X 11 – est inspirée de l'Hermès Chriophore [ qui porte un bélier sur ses épaules ] connu dès [ la période archaïque de ] l'art grec [ d'après René Huyghe (+ 1997). ]

« Avant le règne de l'empereur Constantin certains artistes représentaient souvent Jésus sous les traits d'un bon pasteur, d'un jeune homme [ imberbe ] aux cheveux courts [ ou ] bouclés.

« Il devient ici le symbole du fidèle protecteur du troupeau chrétien. »

Cf. Georges Soler Op. Cit. Ibidem (2017)

Ici aussi on confond le fils avec le père en lui adressant les traits dionysiaques de Pan dans le syncrétisme d'un polythéisme pleinement assumé par le « christianisme hellénistique » que théorise Soler.

En-deçà de l'éclectisme dantesque d'un Raphaël ou d'un Michel-Ange, l'atrium de l'ancien domaine pétrinien du Vatican arborait au centre du monde romain une superbe pomme de Pin gardée par des paons.

Ces paons sont au Phœnix ce que les faons sont à la biche du Cerf crucifère – les rejetons d'un Dieu qui se manifeste au cœur d'une économie cyclique.

« Certains pensent que la Vierge Marie succéda ou se substitua à Déméter [ la noire ] ou à Artémis [ la sœur d'Apollon. ] Elle peut aussi être apparentée à Isis ou à Astarté. »

Cf. Georges Soler Op. Cit. – Les Vierges noires (2017)

Soler situe Artémis à Ephèse mais des lieux liés à l'Armoise ou à l'Anis comme au Puy-en-Velay et à l'Absinthe qui en a le goût amer sont également impliqués.

Ce qui renvoi au troisième ange du huitième chapitre de l'Apocalypse et à Phaéton : Un astre immense tombe du Ciel comme une torche sur le tiers des fleuves à la source des eaux et les âmes en meurent d'amertume – cf. Ap VIII 10 et 11.

Comme l'étoile du Matin qui s'identifie à Vénus mais annonce la venue du Christ à l'aube, l'étoile de Lucifer change de genre en descendant des fleuves vers la Mer et en changeant cette amertume en désolation dans les douleurs de l'enfantement.

Si les douleurs de la Vierge du Rosaire sont liées à la rosée du Matin et se comptent par sept, le tiers des fleuves se compte à partir des décans (36) avec le nombre douze : couronnée d'étoiles dans les draps du Soleil – cf. Ap XII 1 et 2.

Ce qui s'annonçait comme un chant de désolation du côté obscur de la Vierge noire qui gît sous la Terre devient celui de sa glorification dans son assomption : la Lune est sous ses pieds et à travers ses péripéties l'aurore nous est donnée.

« Cet animal [ le cerf ] est un symbole chrétien [ dans le Bacchus de Léonard de Vinci ] puisqu'il est le symbole de la sainteté ] [ depuis la légende de saint Hubert qui en allant à la chasse vit l'apparition d'un cerf mythique et étincelant » l'invitant à la conversion. [ ... ]

« L'œuvre [ de Michel-Ange ] laisse entrevoir [ à Florence ] sous le dieu [ Bacchus ] assis derrière lui un personnage pouvant être Pan [ qui ] mange en souriant une grappe de raisin tombant de sa main gauche. »

Cf. Georges Soler Op. Cit. – Les arts du Moyen Âge et des époques suivantes – La peinture et la sculpture chrétienne (2017)

Pour les seize jours qui sont entre la Chandeleur (33) et les Prémices (50) au deuxième mois du Janus, on compte les phases (32) puisque le mois de Février (12) est voué aux purifications pendant lesquelles on jeûne le jour pour se restaurer la nuit.

Contrairement aux trois phases qui sont entre le dixième et le onzième jours du mois de Janvier (11) où l'on jeûne pendant les deux jours consécutifs de la triade d'Ashura qui est celle du Yom Kippour quand elle correspond pendant la nuit au Alif (1) d'al-ayy (18).

Cette phase nocturne s'identifie ici à la Demeure des demeures (836) que nous avons identifié à leur affranchissement.

   

    

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