L'étoile du berger adamantin
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« La mission du prophète est ordonnée [ ... ] à l'exotérique [ « az-Zâhir » ] – à la descente de la Révélation littérale [ ici le « Tanzîl » s'oppose au « Ta'wil » qui doit faire remonter l'expression littérale de la lettre vers le sens originel de l'esprit avec une exclusive plutôt discutable. ]
« Ce qui est ordonné à l'ésotérique [ « al-Bâtin » ] c'est [ ... ] la mission de l'Imâm [ ... ] en vertu du charisme que désigne la « Walâyat » – dilection ou prédilection divine [ de l'amour ou de l'amitié qu'on qualifie communément de sainteté. ]
« Cette répartition de la double mission, c'est l'anthropologie prophétique qui nous la fait [ ... ] comprendre : on peut se représenter le mode d'être du prophète [ ... ] par trois cercles concentriques. [ Ce qui introduit le « mésotérique » des théophanies multiples. ]
« Le cercle central [ que nous faisons correspondre à l'unicité d'Allâh correspond à ] la « Walâyat » – ce charisme de prédilection divine qui [ ... ] sacralise la personne du prophète [ et ] fait de lui un ami [ ou ] un proche de Dieu : le « Walî ».
« Le deuxième cercle [ que nous faisons correspondre aux théophanies correspond à ] la « Nubuwwat » – la vocation prophétique [ qui correspond à sa « Tariqa » et que Corbin étend indument à sa mission. ]
« Le cercle extérieur [ que nous faisons correspondre à la décade de l'unité correspond à ] la « Risâlat » – la mission du « Rasûl » [ dont la spécificité étendue à la production de tous les textes sacrés ne correspond pour nous qu'à la production coranique.
Cette configuration réduit le nombre des théophanies entre l'unité (0) et l'unicité (1) à neuf qui est celui des décimes de la décade qu'on retrouve sur la périphérie des diagrammes d'Haydar Âmolî sous la forme des quatre présences de sa triangulation (T.4 = 10).
D'autres schémas sont bien sûr possibles sur le même principe des trois cercles concentriques qui ne varient que dans leur rayonnement médian :
- les vingt-et-une occurrences qui participent à la triangulation du sexagésimal (60) dans le diagramme des miroirs et qu'on ne peut guère séparer de celle de la décade dans l'alternance des bases arithmétiques sur laquelle elle repose (T.6 = 21)
- les septante-deux occurrences qui correspondent aux degrés (°) de la sphère du cycle de l'écliptique par années (360 x 72 = 25.920) à partir desquelles s'énonce la version inclusive d'un « Tawhid » que Corbin qualifie de théomonisme monothéiste.
- Les douze occurrences de l'imâmologie duodécimale qui correspondent aux éons d'un « sæculum intelligibile » que Corbin va étendre abusivement sur des millénaires en s'égarant dans une cosmogonie zoroastrienne plutôt mal assurée. ]
Cf. Henry Corbin – La prophétologie shi'ite duodécimaine [ de ] L'imâm caché – L'idée fondamentale de la prophétologie shi'ite (1975) :
« La « Risâlat » est comme l'écorce ; la « Nubuwwat » est comme l'amande ; la « Walâyat » est comme l'huile que recèle cette amande. »
La pulpe qui se trouve entre l'écorce et l'amande et par laquelle l'huile se répand vers la périphérie est absente et correspond à la « Tariqa » qui ne s'y trouve pas non plus – ce qui doit correspondre au fruit du « shi'isme » duodécimain.
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Si Allâh est le Maître de Sirius c'est parce que l'étoile la plus brillante du Ciel et le chien qui l'accompagne est l'ange Séraphiel qui précède Uriel dans le plérôme angélique avec l'étoile du berger adamantin – cf. S 53 V 49.

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