La monade ineffable
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La précession des sept dans la Lumière sombre est le passage de la dyade à la décade par laquelle elle remonte vers la monade ineffable.
Telle est notre « Tawhîd » et le « Tawhîd » des intelligibles dans les intelligences chérubiniques que les êtres doués de raison qualifient d'archangéliques quand l'une d'entre elles qui correspond à leur quintessence est hissée sur le Trône par la cinquième.
La décade est en effet dotée que de cinq paires toutes semblables à elle-même et d'une unité équitablement répartie sur chacune d'entre elles qui apparait alors aux intelligences extérieures sous la forme du nombre cinq.
Le premier des sept est identifié à l'Adam terrestre dont le paradis originel était situé dans l'île de Ceylan au centre de l'océan indien avant de se réfugier dans l'oued qui constitue une frontière entre le Nord du Yémen et le Sud de l'Asir.
Les sept sont alors compter parmi les vingt-quatre qui sont comme les vingt-quatre heures du Jour parmi lesquels ont compte aussi les dix qui se répartissent parmi les quatre âges selon un Principe qui est celui de la quadrature d'un cycle de 25.920 ans.
Le quatrième se retrouve alors au centre des sept comme le cinquième se trouve au centre des décades de l'ennéade qui les constitue quand le septième est identifié au Sceau des prophètes qui réalise l'Adam spirituel sur le modèle christique de son prototype.
Corbin évoque un cycle de sept fois sept mille ans qui s'inscrivent dans un nombre de mansions lunaires (28) auxquels il manque une période de mille ans qui est celle de l'occultation de l'Imâm que le Point du Bayan compte à partir de l'an 260 jusqu'en 1844.
Le nombre de ce cycle est alors de cinquante mille ans qui font référence dans les myriades à un nombre d'archanges (5) préposé au Trône quand le Métatron monte avec sa quintessence sur la cinquième décade du Cycle de l'écliptique (360° x 72 ans).
Sur le même modèle d'autre auteurs en viendraient dès lors à parler d'un cycle de 360.000 fois 360.000 ans qui est hors de notre portée et de notre compréhension mais qui se déduit dans un rang non identifié du nombre 1.296 – (36 x 36) – à la huitième décimale.
Si l'an 1260 de l'hégire peut en effet se comprendre dans le « sæculum intelligibile » des douze Imâms de l'imâmologie duodécimaine comme un terme pour les générations des deux témoins apocalyptiques, cette déduction nous entraîne trente-six ans plus tard.
Les deux générations de trente ans correspondent en effet à la définition de l'Heure dans l'ordre sexagésimal des minutes (60) mais 1296 ne correspond à rien – pas même à la déclaration que Bahâ'u-Llâh fit dans les jardins du Ridvan en 1863.
Le deuxième jour du mois de Dhu al-Qi'da 1279 se situait alors un 21 avril – dix-neuf ans après celle de 1844 qui eut lieu un 22 mai au quatrième jour de Jumada al-Awlal en référence au comput que les Bahâ'is attribue à celui qu'ils appellent le Bâb.
1260 correspond bien évidement aux quarante-deux mois que l'Apocalypse accorde à ses deux témoins – le Christ et le Sceau des prophètes – et cette coïncidence avec les générations du « sæculum intelligibile » duodécimal sont particulièrement signifiante.
Mais pour le cycle de cinquante mille ans dans lesquels s'incèrent les mille ans d'occultation, les archanges qui portent le détenteur de la quintessence ne peuvent correspondre qu'à cinq des sept prophètes du plérôme : « Noé – Abraham – Moïse – Jésus – Muhammad ».
Ces prophètes et leurs anges s'inscrivent dans une décade qui s'étend entre les deux Adam : l'Adam charnel dont nous avons évoqué l'origine et l'Adam spirituel qui correspond à son prototype céleste dans la Lumière muhammadienne.
Nous donnons ici l'ordre des prophètes tel qu'il nous est proposé par Corbin dans son évocation de la prophétologie ismaélienne mais c'est Jésus qu'il faudrait mettre entre Adam et Muhammad pour l'articulation d'une historiographie plus concrète.
David dont l'initial correspondrait à la lettre médiane du nom trilitère « A.D.M » ne s'y trouve pas en dépit du Califat que le Noble Coran lui accorde au sein de la communauté d'Israël – cf. S 38 V 26.
Cf. Henry Corbin – La prophétologie ismaélienne [ de ] L'imâm caché – Théologie apophatique et prophétologie dans le Ciel [ et ] sur la Terre (1975)

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