Les récipiendaires (820)
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« Au début des Actes, les deux apôtres essentiels sont Pierre et Jean. Ce sont les deux disciples qui sont les plus cités et la plupart du temps ensemble. »
« Paul arrive [ au neuvième chapitre ] et prend rapidement [ l'ascendant sur ] Pierre. »
[ C'est évidemment de Jean l'Ancien dont il est d'abord question – le rédacteur de l'évangile de Marc qui accompagne Pierre à Babylone dans sa première épitre et qui apparaît ensuite avec lui auprès de Jacques le Mineur à Jérusalem comme l'une des trois colonnes de l'Eglise. ]
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« L'élément le plus déterminant [ pour la réception de la révélation ] se retrouve au chapitre XXI de l'évangile de saint Jean qui décrit une pêche miraculeuse sur le lac de Tibériade en présence de sept apôtres seulement. »
« On se souvient que la narration du choix des premiers apôtres est concordante chez les synoptiques.
« Ils nous apprennent que les quatre premiers disciples sont choisis par Jésus sur les bords du lac de Tibériade.
« Les trois premiers évangiles sont parfaitement ressemblant sur ce point.
« Ces quatre premiers [ disciples ] sont d'abord Pierre et son frère André [ qui disparait par la suite ] et ensuite dans un second temps Jacques le Majeur et son frère Jean [ que Soler qualifie d'évangéliste mais qui ne serait être que l'auteur de l'Apocalypse. ]
« Alors que pour le quatrième évangile le quatre premiers [ disciples ] ne sont pas les même !
« [ L'évangéliste ] donne l'ordre suivant : André et Pierre [ comme les ] synoptiques [ mais dans un ordre qui accrédite son identification avec un adorateur de Bacchus ] avec ensuite Philippe et Nathanaël de Cana où se déroulaient leurs bacchanales. ]
« Il est saisissant de constater que Jean [ le fils de Zébédée ] à [ lui aussi ] disparu des quatre premiers [ disciples où son frère n'apparaît pas d'avantage ] et des pêcheurs du lac de Tibériade [ où les fils de Zébédée ne sont pas identifiés pas Soler. ]
« Dans son propre évangile [ que nous n'attribuons qu'au théologien qui s'identifie au disciple que Jésus aimait ] il ne figure ni dans les quatre premiers disciples ni même près du lac ! »
[ La justification de cette absence supposée qu'il impute à une volonté de contrarier est à peine dicible les sept près du lac étant – cf. Jean XXI 2 :
- Simon Pierre qui s'appelle Céphas
- Thomas le Didyme qui s'appelle Jude
- Nathanaël de Cana en Galilée qui confirme un tropisme cananéen
- les fils de Zébédée : Jacques et Jean qui ne sont ni le Mineur ni l'Ancien
- deux autres disciples qui ne sont pas identifiés : ce qui ne permettrait pas d'écarter André ou Philippe comme c'est le cas pour le premier dans le récit de la Transfiguration.
Mais cette scène a sans doute été déplacée et amplifiée par le récit johannique qui la reprend à Luc où elle apparaît comme un préambule et où Simon n'apparaît qu'auprès des fils de Zébédée sans qu'André ne soit cité – cf. Luc V 1 à 11.
Si André est alors écarté de cette scène, il ne serait pas impossible d'y voir aussi Jean l'Ancien accompagnant Simon Pierre sous le nom de Marc là où il ne pouvait nous être présenté chez Luc expliquant dans les deux cas ce double anonymat.
Soler voit ensuite cet esprit de contradiction un peu incongru qui expliquerait une absence mal identifiée dans le nombre des naufragés (276) chez Luc qui s'opposerait à celui des poissons (153) chez Jean – cf. Actes XXVII 37 & Jean XXI 11.
Soler voit très justement que ces nombres sont les triangles arithmétiques de « 23 » et « 17 » mais il ne voit pas qu'il s'agit des membres d'un symbole qui renvoi au nombre « 40 » éclairant par là même une énigme restée insondable.
Il s'inquiète d'un nombre (17) considéré comme néfaste par les pythagoriciens en opposition au nombre « 16 » qui articule chez Plutarque le « 10 » et le « 6 » mais qui ne sont que les triangulations du « 4 » et du « 3 » dans le monde des présences et des formes.
Nous continuons a penser que cette énigmes n'est pas sans rapport avec les huit passagers de l'Arche qu'on retrouve dans les deux épitres de Pierre et qui coïncident avec les huit corpus néotestamentaires – cf. 1 et 2 P III 20 & II 5.
Si celle-ci a pu en inspirer une autre, il est aussi possible qu'il y ait là une explication à l'organisation complexe d'un corpus johannique qui ne compterait pas moins de trois ou quatre auteurs avec le disciple que Jésus aimait. ]
Cf. Georges Soler – Les métamorphoses de Bacchus – Les derniers récipiendaires des révélations de Jésus (2017)

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