Les bacchanales de Cana

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« [ Le ] miracle du vin n'est pas inédit dans la tradition grecque. Nous pouvons [ en effet ] citer deux exemples approchant [ celui des noces de Cana. ]

« [ Le ] premier figure [ dans un passage des ] Métamorphoses d'Ovide consacré à Philémon et à Baucis – les deux vieillards qui ont accueilli Jupiter et Mercure dans leur errance alors qu'ils étaient déguisés en mortels.

« Pour éprouver la valeur des hommes, [ ces dieux ] avaient frappé à beaucoup de portes qui étaient restées closes.

« Dans la cabanes de Philémon et de Baucis, ils furent très bien reçu malgré leur grande pauvreté.

« Le maître de l'Olympe [ leur accorda ] en reconnaissance un vœu mais il fit [ avant cela ] un miracle en remplissant un cratère vide d'un bon vin pour prendre le repas en commun » – cf. Livre VIII 615 à 724.

« Pour le second, Pausanias nous raconte dans sa description de la Grèce [ en 174 de l'ère chrétienne ] un autre type de miracle [ à partir ] du vin qui se perpétue chaque année lors des fêtes de Dionysos dans une ville d'Elide » [ en Grèce dans le Péloponnèse.

Il faut toutefois tenir compte du fait que ces bacchanales ne se perpétuaient qu'un an sur deux qu'on comptait par trois de l'une à l'autre : ce qui renvoi sans doute aux deux ou trois mesures des six jarres de Cana – cf. Jean II 6.

Pour Plutarque dans ses Dialogues pythiques le deux et le trois sont les éléments nuptiaux d'une noce entre entre la paire et l'impair qui s'inscrivent ici dans le nombre parfait (6) des jours hebdomadaires de la Semaine.

Ce nombre (6) est parfait comme le sont aussi les nombres « 28 » et « 496 » pour les pythagoriciens qui ne nécessitent pas qu'on prenne en compte le jour du sabbat – le septième  ou les deux jours complémentaires du mois synodique (30).

Le trois est par ailleurs un nombre de phases (3) entre les jours (2) du jeûne d'Ashura ou de Yom Kippour que nous situons dans la nuit (1) du onzième jour après le dixième d'un Janus qui en a soixante avec les cinquante de celui de Romulus. ]

« Les Andriens disent aussi [ avec les Eléens ] que tous les [ deux ] ans – aux fêtes de Dionysos  le vin coule spontanément de son temple. » [ dit Pausanias.

Il faut dès lors se demander si la bacchanale des Andriens n'est pas celle de l'apôtre André qui ouvre le cycle liturgique du Sanctoral puis disparait à la Transfiguration du groupe des quatre premiers disciples où ne reste que Pierre et les deux fils de Zébédée – Jacques et Jean. ]

« Ainsi cette transformation d'eau en vin [ qui réalise le rite liturgique ] avec des symboles adaptés n'était pas de nature à surprendre les nouveaux adeptes qui pouvaient puiser leur adhésion dans des souvenirs assez proches. »

[ Notons néanmoins que l'eau qui sert d'élément à la transmutation de l'espèce rend salubre et sobre l'épanchement mystique qui caractérisait les bacchanales dionysiaques et qui justifiera par la suite l'interdiction du vin dans le Noble Coran. ]

« Chez les Romains, Caton l'Ancien explique [ dans De rustica CXXXII ] comment faire une offrande à Jupiter » [ avec des libations et des prémices. ]

Cf. Georges Soler – Les métamorphoses de Bacchus  L'évolution des Evangiles  L'évangile selon saint Jean (2017)

« Quand les mille ans seront accomplis Satan sera libéré de sa prison »  cf. Ap XX 7 :

Les mille ans sont comme un jour et ce jour est le septième après les trois cohortes de la Bête qui durent chacune six cent ans (3 x 600) auxquelles ont ajoutent encore les deux générations (2 x 30) des deux témoins.

Ce qui correspond au Raj britannique et à la chute du Sultanat moghol qu'on date de 1858  six cent ans très exactement après celle du Califat abbasside (1258).

Les deux ans qui manquent concernent les deux étoiles de l'Orient  Ungern Sternberg et Enver Pacha – qui correspondent à la chute du Sultanat (1920) et du Califat ottoman (1922).

Il faut donc ajouter cent et deux ans avant la parousie du Christ qui doit durer huit ans – ce qui correspond à la fin du pontificat émérite (2022) et à celle de l'usurpateur que l'Apocalypse qualifie de faux prophète.

Comme l'année s'achève avec le Printemps, on voit que l'usurpateur s'est encore maintenu un mois et un an avant de se donner un successeur qui doit siéger jusqu'à la fin de la Sainte Eglise Romaine dans les dix ans qui succèdent à celle de son prédécesseur.

La Prophétie des papes lui accorde en effet la devise qui suit celle de son prédécesseur en tant que pontife (112) mais qui la précède en tant que prédécesseur du Christ.

Rien ne permet dès lors d'affirmer que l'antéchrist soit un antichrist mais rien ne permet de l'infirmer puisque l'un est son vicaire et l'autre un usurpateur qui succède à un faux prophète.

« Saint Paul serait mort vers 68 à Rome. L'évangile de Luc est écrit en 80 en Asie Mineur. »

« L'évangile de saint Jean a été écrit dix ou vingt ans après celui de Luc. »

Au moins vingt : Nous savons par les fragments des Stromates de Clément d'Alexandrie que la prédiction de Paul commence symboliquement douze ans après la passion – vers 45 – et qu'elle durera par conséquent pendant plus de vingt ans.

L'évangile de Luc et les Actes des apôtres s'inscrivent entre ces deux dates et Jean vingt ans plus tard après l'Apocalypse que Soler date encore de 68 pour annoncer les événements de 70 – la ruine de Jérusalem.

La fondation de l'église de Corinthe est datée de 51 par la première épître aux Corinthiens – on peut donc dater l'évangile de « la mouvance de Paul » dès les années 50 et les Actes des apôtres de la décennie suivante avant la fin des années 60.

Par ailleurs circonscrire l'Apocalypse à la ruine de Jérusalem en deçà de sa perspective eschatologique est assez réducteur et nous penchons plutôt pour une rédaction ultérieure dans la décennie qui suit cet événement.

C'est donc l'évangile du « mouvement des anciens platoniciens » qui peut être daté à partir de l'année 80 sous une taxinomie quelque peu problématique mais qui exprime bien sa théologie.

Soler constate l'absence chez Paul d'une mariologie qui s'exalte chez Luc mais que Jean réduit à une filiation entre la mère de Dieu et lui dans la demeure mariale d'Ephèse – cf. Jean XIX 26 et 27.

C'est assez bien vu mais celui qui bénéficie de cette filiation symbolique n'est que le disciple que Jésus aimait que le récit johannique identifie à Lazare et où l'identité de l'apôtre Jean s'efface derrière celle du théologien qui en sollicite l'usage.

Cf. Georges Soler Op. Cit. Les tensions entre les diverses écoles  Jean contre Luc – L'image et la compagnie de la Vierge Marie [ dans ] Les appuis symboliques personnalisés (2017)

   

    

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