Ebionites et Nazaréens
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« Les deux dieux [ Dionysos et le Dieu des Juifs ] n'en sont qu'un seul ! Il existe de nombreuses preuves dont la plupart ne peuvent être révélés qu'aux personnes initiées aux grands mystères triennaux » [ qui avaient lieu tous les deux ans. ]
Cf. Propos de table de Plutarque cité par Georges Soler – Les facilitateurs de la transition – Dionysos et Apollon [ dans ] Les rapports entre la mythologie grecque et le christianisme – Les Métamorphoses de Bacchus (2017)
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« Ces païens grecs issus de milieux incultes, bercés de naissances légendaires telles que le héros Persée – fils de Danaé – que Zeus – le grand dieu de l'Olympe – avait fécondée sous forme d'une pluie de paillettes d'or ...
« ... n'eurent aucun mal à croire que Jésus était « fils de Dieu ». [ « Le plus populaire des dieux de cette époque – Dionysos – était fils de Zeus et d'une mortelle. Il fut persécuté puis victorieux, assassiné et ressuscité. » ]
« Mais les judéo-chrétiens résistèrent à ce dogme à l'instar des ébionites et peut-être des nazôréens.
« Et par un curieux enchevêtrement intellectuel, ces Hébreux converti de la première heure furent considéré comme hérétiques par des néophytes grecs tel qu'Irénée de Lyon » [ qui se référait implicitement à la théologie johannique.
Cette fois-ci Soler distingue bien les ébionites des nazaréens en les réunissant parmi les hébreux mais sans identifier des judéo-chrétiens qui apparaissent comme leurs homonymes.
Nous identifions les ébionites à la prédication baptismale de Jean, les nazaréens à la prédication hébraïque de Matthias et les judéo-chrétiens à la prédication juive de Marc ou aux missions du Précurseur, de l'Evangéliste et de l'Ancien qui était le secrétaire de Pierre.
Il n'y a aucune opposition réelle entre la prédication paulinienne de Luc et la théologie du corpus johannique. Cette opposition passe plutôt entre eux et ceux auxquels ils adressent ensuite l'épître aux Hébreux en l'attribuant à Paul.
Quand les marcionites ont voulu les opposer entre eux, ils ont été rejetés par tous ceux qui s'étaient désormais ralliés à leur cause commune – le catholicisme romain – après lui avoir adressé des reproches qu'on retrouve dans les dédicaces aux sept églises de l'Apocalypse.
L'apocalypse de l'apôtre Jean et le Pasteur d'Hermas sont les derniers témoignages d'une prédication primitive encore indépendante de la faction judéo-chrétienne qui à rejoint la grande église du catholicisme.
Le premier a été conservé par le canon néotestamentaire, le second à été rejeté parmi les apocryphes avec les Paroles cachées que Jésus avait confié à son didyme – Jude Thomas – qui restent le dernier témoin de leur gnose originelle. ]
Cf. Georges Soler – Les métamorphoses de Bacchus – Les principaux décrochages théologiques du judaïsme – Fils de Dieu (2017)
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La christologie des nazaréens contrairement à celle des ébionites était vraisemblablement de nature angélique et cette contradiction était sans doute encore celle de la tradition syriaque et de la révélation coranique.
La théologie trinitaire comme le monothéisme islamique a ruiné cette angéologie qui s'est toutefois maintenue dans les liturgies orientales et en marge de la pneumatologie dogmatique qui lui a refusé sa représentation anthropomorphique.
Le docétisme et le monophysisme peuvent n'être considérés que comme des aberrations théoriques certes imputables à certains courants gnostiques ou à certaines églises orientales mais sans apparaître comme véritablement représentatifs de leurs élaborations.
« A l'ombre l'ambre – l'aigle et l'ange »

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